Homélie – 24ème dimanche du temps ordinaire

 

Une année avec les appels du Père de Montfort : communion ecclésiale, mission baptismale, attachement au Christ envers les plus pauvres

Chers frères et sœurs, chers amis, une rentrée paroissiale est toujours pleine d’espérance. C‘est pour certains la perspective d’un sacrement, baptême, avec les nombreux catéchumènes, jeunes et adultes, pour d’autres, la volonté de continuer dans un groupe, un mouvement, une formation, d’autres encore découvrir des services paroissiaux, d’autres une pause après des services importants rendus à la communauté, et pour tous, je vous le souhaite la joie de vivre des moments en paroisse. Cette année, vous n’êtes pas sans savoir que nous allons la vivre avec le Père de Montfort. Sans plus tarder, laissons notre évêque ainsi qu’il est rappelé dans le bulletin de rentrée, nous transmettre les 3 appels lancés par le Père de Montfort pour
l’année 2026-2027 :
« Avec Marie, faisons grandir notre communion ecclésiale en apprenant à nous aimer les uns les autres comme les trois personnes de la Trinité s’aiment entre elles.
Avec Marie, relançons-nous dans la mission en renouvelant les promesses de notre baptême pour vivre et proclamer à tous le Salut par la Croix.
Avec Marie, manifestons notre attachement au Christ par la vérité de notre charité à l’égard des plus
pauvres. »
Avec Marie, faisons grandir notre communion ecclésiale en apprenant à nous aimer les uns les autres comme les trois personnes de la Trinité s’aiment entre elles. Le père de Montfort a longuement médité cet amour de la trinité, ainsi peut-il dire à propos du Christ, qu’il appelle, après Paul, la Sagesse incarnée que, je cite « elle est toute d’amour, ou plutôt l’amour même du Père et du Saint Esprit » (Amour de la Sagesse Eternelle, 118).
Dans l’Evangile de ce jour, cet amour de Dieu est miséricorde infinie et patience. Qui peut donner quoi que ce soit en échange de sa vie ? Les millions de pièces d’argent évoquent cet infini de l’amour de Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ. Ainsi sommes-nous invités à vivre de cet amour reçu de Dieu jusqu’à un pardon infini. La réconciliation dont nous bénéficions et qui sera un des moments importants de notre année au moment du Carême, la fête de la réconciliation le signifiera.
Avec Marie, relançons-nous dans la mission en renouvelant les promesses de notre baptême pour vivre et proclamer à tous le Salut par la Croix.
Le père de Montfort fut un prédicateur infatigable, de la trempe des catéchètes de son époque, comme St Vincent de Paul, un peu avant. A la fin de chaque mission il faisait renouveler les promesses de son baptême et bâtir une croix, comme par exemple à Pontchâteau où nous nous retrouverons en rassemblement diocésain.
Désormais, c’est à Pâques que nous renouvelons nos promesses baptismales. Nous serons invités à être davantage membres du corps du Christ « prêtres, prophètes et rois ». Ces trois aspects de la vie chrétienne construisent notre communauté et fondent la capacité de chacun à être témoins du christ, à s’impliquer dans les responsabilités. Et parmi les accents de formation de cette année, nous apprendrons tous à être toujours mieux peuple de prêtres, appelés à célébrer les merveilles de Dieu, nous aurons une formation importante le 6 février.
Nous avons cette année la création du Conseil paroissial missionnaire. Une nouveauté dans le paysage
paroissial, pour discerner ensemble les appels de Dieu.
Avec Marie, manifestons notre attachement au Christ par la vérité de notre charité à l’égard des plus pauvres.
Le cri des pauvres, c’est le cri du Père De Montfort qui portant un pauvre disait au portier de sa communauté « Ouvrez au Christ » ! C ’est la certitude d’autres évangélisateurs, comme St Vincent de Paul qui disait « les pauvres sont nos maîtres » (Entretiens filles de la charité, 106 Oeuvres, X, p. 610].
Nous savons les nombreux besoins qui malheureusement vont aller s’accroissant ces prochains mois et prochaines années. Ces appels nous les entendons déjà et y répondons dans nombres d’associations.
Sur ce chemin, nos bienheureux Célestin et Michel qui sont présentés dans leur sainteté comme des personnes inspirants pour la vie communautaire, qui ont vécu le témoignage de l’évangélisation auprès des plus pauvres, demeurent pour nous compagnons de route. Le temps fort des 17 et 18 octobre, ne sera pas en plus, mais une manière d’actualiser le message du Père de Montfort.
Enfin, mais notre évêque a commencé par cela, cette année est une année mariale, au sens où le Père de Montfort disait bien « C’est par la très sainte vierge marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c’est par elle qu’il doit régner dans le monde » (TVD 1), autrement dit « à Jésus par Marie ».
Avec Marie, méditons et contemplons les différents mystères de la vie du Christ. Le Pape Léon à la fin deson encyclique reprend le Magnificat !!!!, dont il dit que si nous vivons en espérance, il est déjà réalisé en elle. «Marie la mère du Christ, la femme du Magnificat… qu’elle accompagne nos pas dans ce présent en mutation, et garde en chacun de nous la confiance en l’Evangile, afin que nous puissions témoigner de la beauté d’une magnifique humanité habitée par Dieu » (MH 245)
Bonne année avec le Père de Montfort, avec Marie, pour « vivre pour le Seigneur » (Ro 14,8), en tous nos lieux de vie.

Michel Leroy, curé

Si 27
Ps 102
Ro 14
Mt 18, 21-35