Le temps de Noël s’est achevé avec le baptême du Christ et nous sommes maintenant dans le temps liturgique des dimanches ordinaires, avant de rentrer dans le temps du carême fin février. Temps ordinaire aussi pour la société, pas de grands évènements, pas de célébrations commémoratives, pas de ponts pour ceux qui travaillent, rien de marquant dans le calendrier.
Nous sommes dans cet ordinaire des jours, parfois répétitifs, qu’il faut vivre, sans se laisser aller à la morosité ou au pessimisme avec tout ce que déversent les médias sur l’état du monde et les dures réalités de la vie auxquelles nous sommes parfois confrontés.
Comme chrétiens nous ne manquons pas de ressources pour vivre ces jours ordinaires.
En 2025 nous avons eu la chance de vivre le jubilé de l’Espérance avec de multiples temps forts partagés, dans notre paroisse, pour certains jusqu’à Rome ; et nous avons mis nos pas à la suite des bienheureux Célestin et Michel, de Donatien et Rogatien, et d’autres témoins d’Espérance. Ces rencontres avec eux et entre nous, ont conforté notre foi et notre espérance et nous ont permis de vivre de beaux moments de fraternité.
Ce sont pour nous des moments lumineux qui éclairent notre route aujourd’hui. En relisant ce que nous avons vécu dans ces évènements, nous retrouvons dynamisme et force pour vivre les jours qui viennent…
Noël 2025 a été un grand moment festif, qui n’est pas un simple mémorial de la naissance du Christ à Bethléem, mais l’assurance que Jésus a habité parmi nous. Il ne nous abandonne pas et n’abandonne pas le monde : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».
En 2026, Jésus est notre compagnon de route, si nous lui faisons une place dans notre vie.
Les textes de la Parole de Dieu pour les 3 dimanches ordinaires qui viennent nous donnent des clés pour vivre en amitié avec Dieu et avec les hommes et les femmes que nous côtoyons. Un mode de vie du chrétien nous est proposé, avec un mot qui revient souvent dans ces textes : « Heureux ».
« Heureux » : le bonheur du chrétien ne réside pas dans la richesse et le paraître ; il est à l’opposé des « mondanités » disait le pape François. Tout au long des textes que nous allons lire et méditer dans ce temps ordinaire, nous sommes invités à rechercher l’humilité, à travailler pour la justice, à faire preuve de tendresse et de pitié, et à prendre soin du pauvre et du malheureux, de la veuve, de l’orphelin et du migrant.
Selon les béatitudes que nous écoutons au 4ème dimanche, le bonheur n’est pas dans le repli sur soi, la possession, le pouvoir et la force. Il ne faut pas s’aventurer de ce côté-là. Le bonheur se trouve du côté de l’ouverture aux autres, du don et de l’humilité. Les béatitudes sont une invitation à nous mettre en marche, à faire preuve de douceur, de miséricorde, à être artisan de paix et de justice… C’est dans cette voie que nous pouvons vivre en harmonie avec nos frères et sœurs (cf. Fratelli Tutti), accueillir le don de Dieu, trouver la joie, être un rayon de lumière pour nos frères et sœurs, et le grain de sel qui donne du goût à la vie. (cf. évangile du 5ème dimanche ordinaire).
Pour conclure, cette question : quelle béatitude suis-je particulièrement appelé à vivre en fonction de mes aptitudes et de mes charismes ?
Yves Michonneau, diacre

